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| | GAVROCHE ♫ je suis tombé par terre, c'est la faute à Voltaire. | |
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Gavroche Callaway

☪ Messages: 15 ☪ Pseudo: . ☪ Crédits: Psychotic Prince & me & Peter Doherty.
 | Sujet: GAVROCHE ♫ je suis tombé par terre, c'est la faute à Voltaire. Mar 28 Déc - 18:52 | |
| gavroche callaway"C'est comme se masturber dans un avion, c'est plutôt mal vu."→ personally.NOM, PRÉNOM(S) : CALLAWAY, Gavroche. Vous connaissez la chanson de Gavroche ? Le gamin parisien abandonné par sa famille, un des personnages des Misérables. J'ai toujours considéré que ce prénom étrange me collait à la peau. ÂGE, DATE ET LIEU DE NAISSANCE : vingt-quatre ans, le dix août mille-neuf cent quatre-vingt six à Keysoe Row. MÉTIER/OCCUPATIONS : aucun métier. aucune étude. rien. Juste un papier, un stylo, une guitare et une âme d'artiste. COTÉ CŒUR : c'est un peu le néant. Les femmes que je rencontre finissent soit par mourir ou par s'en aller. Je crois que je porte la poisse, c'est tout. Ou peut-être que je suis juste pas fait pour l'amour. ET LA VIE DE FAMILLE ? : bientôt inexistante si j'en crois mes parents. → witticism.Chaque réponse devra faire environ cinq/six lignes.I. QUEL LIEN POSSÉDEZ-VOUS AVEC KEYSOE ROW : Réponse ici. II. CONNAISSIEZ-VOUS LA VICTIME ? : Réponse ici. III. ET LE TUEUR ? : Réponse ici. IV. AURIEZ-VOUS UN ÉLÉMENT À NOUS PRÉCISER, QUE VOUS AURIEZ VU OU ENTENDU, LE SOIR DU CRIME ? : Réponse ici. V. ÊTES VOUS CONSCIENT(E) QUE CACHER DES INFORMATIONS À LA POLICE PEUT VOUS COÛTER CHER ? : Réponse ici. → behind the screen.VOTRE PSEUDO: c'est un secret. (aa) VOUS VENEZ D'OÙ ? : d'une autre planète AVATAR CHOISI : ANDREW fuckingGARFIELD CRÉDITS IMAGES : (c) TUMBLR. C'EST VOTRE ULTIME BAFOUILLE ? : La réponse D.
Dernière édition par Gavroche Callaway le Mer 29 Déc - 16:09, édité 4 fois |
|  | | Gavroche Callaway

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 | Sujet: Re: GAVROCHE ♫ je suis tombé par terre, c'est la faute à Voltaire. Mar 28 Déc - 18:52 | |
| → woods chronicles. « Ce sont des bouts de vie. Des moments importants. Des personnes importantes. Toutes ces choses qui font que je suis moi, aujourd'hui, dans ce village merdique. Des bouts d'existence sans aucune cohérence chronologique. Juste l'envie, le besoin de se souvenir. Se rappeler de ces moments qui se dessinent sur ta peau comme le plus grand des tatouages. » « Et je ne sais pas encore, de notre amour ou du temps lequel des deux sera le plus fort, lequel sera le plus évident... »▬ Edwige Legrix. La fillette s'avança dans la salle de classe. Elle était sans doute incapable de compter les paires d'yeux rivées sur elle. Elle s'avança à petit pas, jusqu'à prendre place sur l'estrade en bois qui grinça sous sa trentaine de kilos. Le professeur avait simplement fait un geste de la main pour qu'enfin, elle ne daigne prendre la parole. Lorsque le son de sa voix arriva jusqu'à mes oreilles, je daignais enfin lever la tête pour voir à quoi ressemblait cette nouvelle dont on nous parlait depuis des jours. Je me souviens de ce que j'ai ressenti au creux de mon estomac. Je me souviens comme mon cœur a fait un bond dans ma poitrine. Je me souviens comme mes yeux ne pouvaient plus se détacher d'elle. « Je m'appelle Angèle De Lamartine. » avait-elle dit dans un anglais approximatif. Certains idiots de la classe avaient rigolé. Moi, j'étais encore pendu à ses lèvres, les yeux grands ouverts et le cœur à nu. Elle portait si bien son nom, ses longs cheveux blonds tombant sur ses épaules d'une façon si parfaite qu'on se serait cru dans un dessin animé. Puis elle s'est assise près de moi, la seule place libre de la classe. Elle m'a adressé un charmant sourire, un sourire dont je me souviendrais à jamais. Ce genre de sourire qui change votre destinée. Ce genre de sourire qui, quand vous y repensez, vous secoue les tripes. Encore aujourd'hui, lorsque j'y repense, mon estomac se resserre, mes yeux s'emplissent de larmes et ma tête ne se pose qu'une seule question : « Pourquoi ? »
« Je suis fatiguée, Gavroche. » avait-elle dit de sa voix douce et toujours aussi calme. « Je vais rentrer à la maison, maman m'attend. » Elle avait lâché ma main, était descendue de la balançoire et était rentrée chez elle. J'aurais du comprendre, j'aurais du savoir, j'aurais du remarquer ses yeux vitreux et sa peau pâle. J'aurais du me rendre compte que c'était la dernière fois que je la voyais. Que l'innocence de mon enfance s'arrêterait là : lorsque du haut de mes onze ans, je jetterais un peu de terre sur le cercueil de celle qui avait embaumé ma vie de son parfum et de son rire. Angèle est morte un vingt-cinq février. D'après les médecins, personne ne pouvait rien faire. La méningite l'avait emmené loin d'ici. L'ange était partie rejoindre les siens. Elle m'avait laissé, moi, seul contre les autres. J'ai encore l'impression de sentir sa main dans la mienne lorsqu'elle a sauté de la balançoire. Parfois, j'ai même la sensation de reconnaître son parfum au détour d'une rue. Alors, je me retourne. Et soudain je réalise : je n'ai plus onze ans. « Il existe un âge où la mémoire visuelle que nous gardons de nos parents se fige, comme si l'amour nous interdisait le souvenir de les avoir vus vieillir. »▬ Marc Levy. Il n'y a qu'un seul souvenir que je souhaite conserver de mes parents. J'ai même l'impression que c'est le seul souvenir que je retiens d'eux étant heureux. Pauvre famille d'un village miteux, nous n'étions pas du genre à partir en vacances. Ca non. On naît à Keysoe Row, tu crèves à Keysoe Row. Alors, lorsqu'un charmant monsieur vêtu en costume du dimanche est venu sonner à notre porte, je me souviens avoir simplement hurlé, à treize ans seulement : « Y'a un pingouin sur le pas de la porte, j'le fais rentrer ? » Mes parents étaient descendus à toute vitesse et je me souviens avoir vu ma mère s'effondrer sur le sol en pleurant et en disant : « Je suis sûre qu'il vient nous annoncer le décès de Tante Jeanne. » Un instant, on aurait eu l'impression d'être dans une mauvaise série B, celles qu'on regardait à la télévision le dimanche après-midi. L'homme, totalement désarmé avait fini par dire : « Je ne suis pas là pour ça, voyons. Vous avez gagné. » « Gagné quoi ? » avait demandé mon père, pas vraiment convaincu. « Un séjour en Irlande pour quatre personnes, monsieur. » Ma mère, toujours sur le sol bien que ses larmes eût cessé de couler, haussa un sourcil et se redressa pour se mettre dans une position plus convenable. A voir son air satisfait sur le visage, on pouvait en déduire qu'elle était une excellente comédienne pour passer ainsi du rire aux larmes.
Et c'est ainsi que mes parents, moi et ma grande soeur Poppy, nous nous sommes retrouvés à Galway, pour une virée irlandaise dont on se souviendrait toute notre vie. Ma mère, cette femme trop maquillée et trop grande gueule, se la jouait madame chic en dépensant un peu trop d'argent dans les boutiques de luxe. Mon père, quant à lui, claquait du fric dans les pubs de tous les villages voisins de Galway, en discutant mécanique avec les habitants. De notre côté, Poppy et moi nous promenions dans les rues de la ville. Le soir, on se retrouvait tous dans un bon restaurant pour dîner en famille. Pendant une semaine, nous avons vécu une vie de rêve, sans aucun doute. Pourtant, ce n'est pas ce que je retiens. Ce que je retiens, c'est le sourire de mes parents lorsque leurs regards se croisaient, leurs yeux pétillants autant que les bulles dans leur verre de champagne, leurs mains enlacées lorsqu'ils marchaient dans la rue. Celui qui a dit que l'argent ne fait pas le bonheur avait tord. Il ne fait peut-être pas le bonheur, mais il y contribue fortement. Si une fois dans ma vie, j'avais pu arrêter le temps, j'aurais sans doute choisi cette semaine-là. Ou enfin nous formions une vraie famille heureuse. « Etre adolescent, c'est se rendre compte qu'on est moins bien que ce qu'on nous a laissé croire et penser que, de ce fait, la vie n'est peut-être pas aussi formidable que ce qu'on avait imaginé. »▬ Marcel Rufo. « Il est bizarre, le fils Callaway, tu ne trouves pas ? » « Bof, pas plus que ses parents. » La réputation de notre famille ne tenait qu'à un fil. Nous étions pauvres alors que mes parents s'acharnaient à la tâche. Ma mère, simple couturière, mon père, employé chez un garagiste. Pas assez d'argent pour empêcher les dettes et les fins de mois difficiles. Au lycée, j'étais plutôt le vilain petit canard, le paria, le souffre-douleur. Pour eux, j'étais de trop. Trop rêveur, trop renfermé, trop timide, trop effacé. Alors, je ne leur plaisais pas et il me le faisait savoir. Coups après les cours, insultes et menaces. Le pire dans tout ça, c'était sans doute les rumeurs. Les plus méchants d'entre eux arrivaient à me faire passer pour quelqu'un que je n'étais pas. Ils lançaient les pires rumeurs à mon sujet, comme une suspicion de penchant zoophile ou bien ma passion pour égorger les poules. Sans savoir comment, sans même savoir pourquoi, je devenais la risée de tous mes camarades de classe. Seules quelques personnes restaient encore aimables avec moi. Aimables, pas amicales. Si bien que je m'enfermais dans la solitude, que ma vie n'était rien que trois notes sur une guitare et des mots griffonés sur un papier. Je ne me plaisais que dans l'art, où je me savais doué. Sinon, j'étais d'accord avec eux : j'étais nul. Incapable d'aborder une fille, incapable d'être bon en sport, incapable de faire la fête avec eux. Plus ils m'excluaient, plus je m'isolais du monde et m'enfermait dans un monde imaginaire.
« T'écris quoi ? On dirait que ta vie en dépend. » Elle avait dit ça avec un fin sourire, comme si elle voulait être amicale, comme si elle voulait faire la conversation. Mes yeux se baladaient du papier à son visage, sans savoir où s'arrêter. C'est sûr le papier qu'ils prirent leur repos. « Je... Des nouvelles. » « Tu sais, les gens disent des choses sur toi, mais personne n'y croît. En tout cas, je n'y crois pas. » Cette fois, je remontais les yeux vers elle. Cette charmante jeune femme, seize ans tout juste, avait l'air de penser que je n'étais pas si méchant ou si bizarre que ça. « Je pense que tu es un peu trop dans ton monde pour te rendre compte que des personnes peuvent t'apprécier. Ca fait quinze jours que je te dis bonjour tous les matins et tu ne me réponds jamais. » Je lève un sourcil signe que je ne comprenais pas de quoi elle parlait. Cette fille, populaire à ses heures, me disait bonjour tous les matins ? Je l'aurais sans doute remarqué. « Si tu veux venir manger avec nous ce midi, tu es le bienvenue. » Elle montre du doigt trois autres filles qui me font un sourire forcé accompagné d'un signe de la main. Je flaire le traquenard et répond sèchement : « Non merci. » Décontenancée et vexée, la jeune fille tourna les talons sans dire un mot.
« Je ne me moquais pas de toi, quand je disais que des personnes peuvent t'apprécier. » Trois semaines plus tard, elle revenait à l'attaque. Je faisais mine de ne pas l'entendre. Il était près de dix-huit heures et je me demandais bien ce que cette fille faisait à rôder près de chez moi. J'étais assis sur un caillou, dans le jardin, à écrire, lorsque je l'avais vu surgir tout sourire. « Qu'est-ce que tu me veux ? » « Les gens te prennent pour un crétin. Ils pensent que tu es limité, tu sais ? » J'avais ricané. Je me foutais bien de ce que pensait les autres à mon sujet. « Et alors ? » « Tu n'as jamais envie de leur prouver le contraire ? » Je la regardais d'un air interrogateur et pourtant, je comprenais très bien ce qu'elle voulait dire. Dans le fond, sous sa carapace de jeune fille belle & populaire, elle était comme moi : un petit oiseau. En m'aidant, elle s'aidait un peu. « Tu me proposes quoi ? » Je n'aurais sûrement jamais du poser cette question. Ce qu'elle voulait, c'était détruire ceux qui me détestaient comme eux me détruisaient. Et Dieu seul savait à quel point j'étais partant.
En quelques semaines à peine, nous étions un peu devenus les Bonnie & Clyde du village. Sauf que nous, on abattait pas les policiers. On ne tuait personne. On s'amusait juste à les manipuler comme de vulgaires marionnettes sans même qu'ils ne s'en rendent compte. Penny jouait de ses charmes pour en traumatiser plus d'un. De mon côté, j'envoyais les lettres anonymes et crevais les pneus de bon nombre de mes détracteurs. Au départ, personne ne pensait que nous étions les esprits malins qui les dérangeait dans leurs vies si tranquilles. Au départ, tout allait bien. On s'amusait. Comme des adolescents. Penny & moi, on s'aimait aussi. Les détruire nous rapprochait. On s'embrassait derrière les buissons en attendant de voir la réaction de ce gars dont on avait brûlé le scooter. Aussi malsaine était notre relation, je crois pouvoir dire avec certitude que c'étaient les meilleurs moments de ma courte vie. Puis un jour, ils ont compris notre manège. Ils ont compris que nous étions la cause de tous leurs problèmes. Nous l'avions prédits mais nous ne savions pas que ça allait arriver si vite : ils se sont vengés. Ils ont détruit notre amour, le réduisant en miettes en quelques jours à peine. Comment ? En lançant la pire des rumeurs sur Penny. Tout le monde savait à quel point son père était sévère et tenait à ce que sa fille reste vierge jusqu'au mariage. C'était d'ailleurs aussi le souhait de la jeune femme. Elle ne voudrait s'offrir qu'à celui qui deviendrait son mari. J'avais toujours respecté cela, je l'admirais. Puis la rumeur a enflé et les mauvaises langues ont parlé : « Tu sais que la fille des O'Connor s'est fait déflorer par le Gavroche ? Il paraît que le père est dans une colère monstre. Tu m'étonnes, se taper un benêt pareil, c'est la honte sur la famille. » Je me souviens avoir vu Penny courir jusqu'à moi et me sauter dans les bras, les larmes coulant sur ses joues. Elle sanglotait tellement qu'elle était incapable de parler. Je l'avais bercée pendant de longues minutes et elle avait fini par réussir à murmurer : « On déménage. Je... Mon père veut qu'on parte demain. » J'étais resté interdit, ne sachant pas que répondre. Le réconfort n'avait jamais été ma tasse de thé. « Je... » « Ne dis rien. » avait-elle dit en posant son index sur mes lèvres. « Si tu dis quelque chose, ça ne me rendra que plus amoureuse de toi. » J'avais eu envie de pleurer mais j'étais resté fort. J'avais eu envie de lui promettre qu'on se reverrait. Elle m'enlaça une dernière fois, déposa un baiser sur mon nez et murmura simplement : « Sois heureux. » J'avais envie de hurler. Ca ne pouvait pas se finir comme ça. Pas ici, sur ce caillou, un jour de pluie. Elle s'était éloignée, et je n'avais rien dit. Je ne voulais pas briser un peu plus son coeur et le mien.
« C'est vrai cette histoire avec la fille O'Connor ? » avait demandé mon père d'un ton froid. Je n'avais pas pris la peine de répondre. Alors que je me dirigeais vers ma chambre, il m'avait retenu par le bras. D'un seul regard, il avait réitéré sa question. Les larmes aux yeux, j'avais juste secoué la tête. « Et tu ne fais rien ? Tu ne vas pas l'empêcher de partir ? Expliquer tout à son père ? » Un peu trop lâche sûrement, je secouais à nouveau la tête. Je savais quelle brute était le père O'Connor et jamais il ne me croirait. Alors, mon père me lâcha le bras et me laissa m'enfermer dans ma chambre. « Il y avait entre eux un espace commun dont les confins n'étaient pas bien tracés, où rien ne semblait marquer et l'air paraissait inerte, tranquille. Ils avaient l'air ébahis, comme s'ils venaient d'un endroit lointain qu'ils étaient seuls à connaître vraiment. »▬ Paolo Giordano. La fête du village battait son plein. C'était le genre de manifestations que je détestais. Mais dans les petits villages comme le nôtre, il vaut mieux être présent si l'on ne veut pas être critiqués et radiés à tout jamais de cette mini-société. Mes parents insistaient donc pour que nous nous y rendions, habillés le plus classe que nous pouvions. Pour beaucoup d'habitants, ma famille était le clou du spectacle : ma mère qui sortait le rouge à lèvre rose fushia et mon père qui grommelait dans son pantalon de smocking trop grand. De mon côté, comme tous les ans, je me mettais à l'écart et je fumais quelques cigarettes non loin du cimetière, sur le muret près de l'église. Là, je savais que personne ne viendrait m'ennuyer, que je serais au calme et que je pourrais à autre chose qu'à cette fichue réputation qui nous poursuivait.
La nuit commença à tomber sur la fumée de cigarette. Mes yeux s'habituèrent à la pénombre, tandis que j'enfilais mon paquet de cigarettes en une petite heure. J'entendais les cris et les rires venir de la place du village. D'un coup, des pas s'approchèrent de moi. Je fronçais les sourcils pour voir de qui il s'agissait. Une jeune femme, brune, assez belle à mon humble avis. Elle restait plantée devant moi, le regard vide et les mains dans son dos. Je tirais sur ma cigarette, sans même y faire vraiment attention. Si elle voulait discuter, elle pouvait. De mon côté, je ne le voulais pas vraiment, taper la causette avec une inconnue, ce n'est pas quelque chose que je fais facilement. Elle me toisait maintenant du regard, avec une lueur de méchanceté qui brillait dans ses pupilles : « J'ai entendu parler de toi. » dit-elle simplement. Elle s'approcha un peu plus de moi et me força à descendre de mon muret en tirant sur ma chemise. « T'es qui ? » Elle ne répondit pas et se mit à ricaner bêtement, comme une folle bonne à enfermer. Bien décidé à ne pas me laisser emmerder par cette casse-pied, je commençais à partir, mon pas se pressant un peu pour rejoindre la place du village. A vrai dire, j'étais du genre un peu peureux, je n'aimais pas les filles bizarres dans ce genre qui semblaient me vouloir des ennuis. Bien entendu, elle ne me laissa pas tranquille et hurla : « Tu ferais mieux de rester là, espèce de taré. » Je me retournais timidement. Qu'est-ce qu'elle pouvait bien me vouloir, bon sang ? Pas assez téméraire pour riposter, je la laissais s'approcher de moi dangereusement. Elle saisit la cigarette qui était entre mes doigts et sans attendre, la posa sur mon avant-bras. Je ne pus m'empêcher de pousser un cri face à cette attaque. A nouveau, elle se mit à rire, et recommença une deuxième fois, faisant un trou dans ma chemise et brûlant ma peau au passage. Assez violemment, je la poussais en arrière, tandis que j'en profitais pour fuir, courant jusqu'à la place du village. Une fois près de mes parents, essoufflé de ma course, je finis par leur dire : « On rentre. J'me sens pas bien. »
Les jours qui avaient suivis, j'avais recroisé cette jeune femme, tenté de l'éviter. Pourtant, cette belle brune semblait sans arrêt sur mon passage. J'avais fini par découvrir le mal qui se tramait chez elle : la schizophrénie. Le contraste entre ses deux personnalités était effrayant. De la jeune fille bien élevée, joviale et douce, elle passait à une effrayante psychopathe. Puis j'avais appris à la connaître et l'affection avait fait son apparition. Protéger la douce et belle Alexis du mal qui la rongeait devenait l'un des principaux buts de mes journées. « Et depuis quand elle est morale, la vie ? Depuis quand elle est juste ? T'as vu ça où, toi ? »▬ Katherine Pancol. « Il est franchement pas malin, le fils Callaway. Aucune étude, aucune copine, aucun boulot. Je ne comprends pas que ses parents ne le mettent pas dehors. » Cette phrase était arrivée aux oreilles de mes parents. Et la sentence était tombée : « Ecrire ? C'est ça ton boulot ? Jouer de la guitare et écrire en fumant des cigarettes ? » Le regard de mon père était terrifiant. Comme si enfin, il venait de comprendre que je n'étais qu'un bon à rien. Ma soeur, déjà brillante doctoresse du village, faisait la fierté de la famille, tandis que moi, je restais dans mon coin à rêver d'une future carrière littéraire. « Si dans un mois tu n'as pas trouvé de boulot, nous ne subviendrons plus à tes besoins. Tu as vingt-quatre ans, il est temps de te prendre en charge. » Merci papa. S'appeler Gavroche prenait ton sens aujourd'hui.
Dernière édition par Gavroche Callaway le Mer 29 Déc - 15:20, édité 21 fois |
|  | | Levi Regean HURRICANE ☆ I'm going out, I'm gonna drink myself to death

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 | Sujet: Re: GAVROCHE ♫ je suis tombé par terre, c'est la faute à Voltaire. Mar 28 Déc - 18:54 | |
| Il est à toi, et à MOI. MOUAHAHA. T'aurais pas put faire mieux comme choix.  Bienvenue.  _________________ ♌ my mailbox is open to all, please do. ❝ Nothing to keep me from the storm ❞
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|  | | Gavroche Callaway

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 | Sujet: Re: GAVROCHE ♫ je suis tombé par terre, c'est la faute à Voltaire. Mar 28 Déc - 18:56 | |
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 | Sujet: Re: GAVROCHE ♫ je suis tombé par terre, c'est la faute à Voltaire. Mar 4 Jan - 13:33 | |
| Étant donné que tu as commencé ta fiche il y a une semaine à la date d'aujourd'hui, ta fiche est déplacée dans les fiches en danger, si tu souhaites un délai, demande-le à la suite, il te sera accordé. Si tu ne te présentes pas dans les 3 jours qui suivent, ton avatar sera libéré, ta fiche verrouillée et ton compte sans doute supprimé. Fiche déplacée → en danger. _________________ “ You can be born human and still become a monster. „ |
|  | | | | GAVROCHE ♫ je suis tombé par terre, c'est la faute à Voltaire. | |
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